Le flex office, pour qui ? Pour quoi et pourquoi ?

Le flex office, pour qui ? Pour quoi et pourquoi ?

1. Le flex, c’est quoi ?

Le flex office, ou le “bureau flexible”, consiste à ne pas avoir de bureau fixe et attitré. Chaque matin, le collaborateur doit trouver un bureau disponible, s’y installer et tout emporter le soir afin que ce bureau soit libre pour un autre usager le lendemain. Le flex office est à l’opposé du bureau attitré. Le sujet fait couler beaucoup d’encre car il pose la question du point de vue du bien-être des collaborateurs et du point de vue financier pour les entreprises.

Le “bureau flexible” représente un poste de travail non attribué, en open space ou en espace cloisonné. Le partage de ce poste permet de réduire la surface allouée au collaborateur et en conséquence les m2 loués par les entreprises, allégeant les dépenses immobilières, souvent le second poste de dépenses après les salaires.  Plusieurs grandes entreprises sont déjà passées au flex office : Orange, BNP Paribas, AXA, Peugeot, Bouygues Télécom.

 Alors, le flex office s’adresse-t-il à qui ? Et pourquoi le mettre en place ? 

2. Le flex, pour qui ? pas pour tout le monde

C’est ce que révèle notre dernière enquête, menée en 2021, dont le but était de définir le bureau post covid selon une population d’occupants de bureaux.  Les chiffres sont révélateurs d’une étroite relation entre les facteurs socio-professionnels et la façon dont les salariés perçoivent leur espace de travail. 

Seules 5 % des personnes interrogées considèrent le bureau flexible comme bureau idéal, alors qu’elles sont près de 80 % à plébisciter le bureau attitré. Globalement, les hommes se montrent plus attirés par le flex-office que les femmes. Mais ce désamour n’est pas le même pour tous ! Les cadres sont ceux à qui le bureau flexible plait le plus, davantage qu’aux employés. Cette différence se joue dans les raisons qui nous poussent à fréquenter le bureau. Alors que les cadres tendent à considérer le bureau en entreprise comme un lieu de sociabilisation, les employés y voient un lieu de concentration et de ressources matérielles. Cette différence de motifs souligne la nécessité d’adapter les modes de travail aux fonctions des collaborateurs. 

Les résultats soulignent que :

- le bureau est une ressource matérielle et une infrastructure pour ceux dont le logement est inadapté au télétravail, 

- et c’est une ressource immatérielle ou sociale pour ceux dont la fonction repose sur l’animation du lien entre les collaborateurs

3. Pour quoi faire et pourquoi on en parle ?

Le flex se développe en pleine révolution de l’économie numérique et de l’économie du partage. En plus, le sujet se pose à la suite de la crise qui nous a imposé un télétravail forcé. Le bonheur des uns, mais aussi le cauchemar des autres.  Le flex devient une solution pour les directions qui observent de plus en plus de bureaux vacants avec le télétravail. Combiner le flex + télétravail, ce que l’on appelle le poste de travail hybride, devient une solution idéale pour diminuer la dépense immobilière.

La question se pose dans toutes les entreprises qui proposent le télétravail. Le choix n’est pas unanime : le flex ne correspond pas à tous et il y a toujours la question financière. Alors, future révolution du bureau ? Ou effet de mode ? Le flex devient aujourd’hui un nouvel enjeu RH.

Site web de la chaire : workplace-management.essec.edu

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