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VIDEO : La Ville Verte, Expliquée en 3 Minutes

VIDEO : La Ville Verte, Expliquée en 3 Minutes

En ce moment-même se tient à Paris la COP21, la conférence sur les changements climatiques, en vue de parvenir à un accord mondial sur le climat. L’objectif-phare est de limiter le réchauffement de la planète à deux degrés, seuil au-delà duquel les activités humaines seraient impactées de manière telle, que leur pérennité s’en trouverait mise en péril. 

Les villes, et notamment les grandes métropoles mondiales, sont pointées du doigt en tant que contributrices majeures des émissions de gaz à effet de serre, notamment par la concentration des activités et des flux qui les caractérisent. Le concept de « ville verte » que nous allons examiner cherche à renverser cette vision dominante et à analyser la contribution possible des métropoles à la lutte pour une planète plus durable.

Verdir différemment les villes

La ville verte est une manière bien spécifique d’envisager la ville durable qui consiste à opérer un verdissement multiforme des territoires urbains, qu’il s’agisse de leurs espaces publics ou de leurs bâtiments. Pour ce faire, le développement d’espaces verts « classiques » n’est plus qu’un levier parmi beaucoup d’autres : on verdit désormais les toits et les façades, les trottoirs jusqu’aux espaces de travail eux-mêmes. Bref : les villes tendent à devenir vertes au sens premier du terme.

Le concept d’immeuble vert s’en trouve lui aussi réinventé. Un immeuble vert, ce n’est plus simplement un bâtiment ayant obtenu des labels environnementaux : c’est aussi un immeuble qui a su intégrer la végétalisation à des fins de bien-être des occupants, de performance énergétique et de préservation de la biodiversité.

Mais au fait, quels sont les bénéfices environnementaux de la végétalisation ? Ils sont nombreux : résorption des îlots de chaleur, désimperméabilisation des sols, dépollution de l’air, amélioration de la biodiversité, contribution aux trames vertes et bleues constituant autant de corridors écologiques.

On le voit, la végétalisation offre de véritables opportunités de rapprocher les espaces urbanisés et les milieux naturels, d’améliorer leurs échanges et leur complémentarité.

Demande citoyenne, prise de conscience des acteurs publics

Face à l’asphyxie croissante des villes, la demande citoyenne de verdissement est aussi de plus en plus forte. Mais ce n’est pas tout : désormais, du degré de verdissement des villes dépend leur attractivité, notamment auprès des jeunes. C’est l’un des principaux enseignements de notre enquête Ma ville de demain : 54 % des étudiants sondés seraient prêts à refuser une offre d’emploi dans une ville,  si l’air y est de mauvaise qualité.

Cela dit, en France, nombre de collectivités locales ont d’ores et déjà élaboré d’ambitieuses stratégies de végétalisation. Paris fait figure de modèle avec son objectif de 100 hectares de toits et de façades végétalisés d’ici 2020. Elle a également mis en place dès 2011 un Plan Biodiversité. D’autres villes lui ont emboîté le pas, comme Orléans ou Le Havre.

A l’échelle mondiale, nombre de villes ont développé des « stratégies végétales » tenant compte de leurs problématiques spécifiques : Singapour, New-York, ou Montréal et Toronto qui mettent à profit leurs toits plats pour développer massivement l’agriculture urbaine.

Celle-ci constitue d’ailleurs une forme bien spécifique de végétalisation. En promouvant les circuits courts, elle invite à repenser les relations entre les métropoles et leurs arrière-pays tout en étant créatrices d’emplois et d’innovation.

L’agriculture urbaine constitue l’exemple-même de la manière dont les enjeux environnementaux, sociaux et économiques peuvent se rejoindre dans une activité unique qui a toute sa place dans les villes.

En Conclusion, La ville verte est donc une facette de la ville durable en plein développement, fondée sur une structure et des aménagements plus poreux à la nature.

Si sa mise en œuvre est l’affaire de tous, on retiendra le rôle croissant des entreprises qui seront à coup sûr de plus en plus sollicitées sur ces sujets dans un avenir proche, du fait de la quantité d’espaces verts qu’elles gèrent ou qu’elles pourraient créer. C’est pour elles un enjeu de management et de bien-être, d’image et de productivité, et d’une manière générale de contribution réfléchie à la ville durable, celle qui répond aux ambitions climatiques de la COP21.

Retrouvez également cette vidéo sur Challenges.fr

 

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