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PARIS 2024 : L’HÉRITAGE URBAIN DES MEGA-EVENTS EXPLIQUÉ EN 3 MINUTES

PARIS 2024 : L’HÉRITAGE URBAIN DES MEGA-EVENTS EXPLIQUÉ EN 3 MINUTES

Au cours des 20 dernières années, la France et Paris se sont positionnées sur les quatre grands événements internationaux ou, en anglais, mega-events : Coupe du Monde de football, Coupe d’Europe de football, candidature à l’organisation des Jeux Olympiques (à 3 reprises) et à l’organisation de l’Expo Universelle.

Or, l’organisation de tels événements est désormais face à un paradoxe : d’un côté, les retombées économiques sont considérables et, en théorie, couvrent largement le montant de la dépense publique consentie. D’un autre côté, les citoyens se montrent de plus en plus sceptiques quant aux bénéfices de long terme pour leur ville et pour ses habitants.

Dès lors, Paris étant une ville emblématique, pourquoi prendre le risque de tomber dans les pièges que présente l’organisation des Jeux Olympiques, à l’exemple de Rio ou Athènes ? Surtout, comment éviter ces pièges, réduire les risques et assurer un succès post-olympique en termes d’héritage urbain, immobilier, social et environnemental ?

JOP Paris 2024 : les premiers Jeux écologiques

Dans la lignée de la COP 21, point de départ d’engagements importants concernant le climat, les JOP de Paris 2024 ont vocation à être des Jeux Olympiques durables.

Ils permettront par exemple de verdir des espaces urbains et industrialisés en Seine-Saint-Denis où se trouvera le Village des athlètes ainsi que celui des médias, grâce à des constructions végétalisées. On choisira des matériaux recyclés et réutilisables pour d’autres occasions, notamment pour les infrastructures temporaires.

En effet, contrairement à Londres en 2012 qui était partie d’une feuille blanche, Paris s’appuiera, en grande partie, sur des structures déjà existantes.

Économies d’énergies et installations intelligentes seront favorisées : il est par exemple envisageable de mettre en place un système de transport autonome pour le village des athlètes, et de penser à des éclairages et bâtiments intelligents. Ce type d’installations permettra une gestion optimale des ressources et donc, une réduction des coûts tout en rendant le village écoresponsable, améliorant ainsi le bien-être des habitant, pendant et après les JOP.

Un mega-event qui servira les besoins des citadins

Le mega-event que représentent les JOP 2024 a d’ores et déjà mis un coup d’accélérateur aux travaux du Grand Paris Express.

En effet, les nouvelles lignes de transports et nouvelles gares devront être prêtes à l’emploi pour les Jeux. Le point final des travaux interviendra donc avec six ans d’avance sur le planning prévu initialement.

Plus de 4000 logements, neufs et innovants, seront construits dans le cadre du Village des athlètes et répondront ainsi aux besoins identifiés du fait des mutations socio-économiques. Ces logements seront ensuite vendus/loués aux citadins. Une nouvelle offre immobilière s’ouvrira donc à eux, vectrice de mixité sociale puisqu’un nouveau type de population pourra ainsi souhaiter habiter en Seine-Saint-Denis.

Ce souhait sera renforcé par la présence d’infrastructures nouvelles, à l’exemple du Centre aquatique. En effet, ce type d’installations, laissé par les Jeux Olympiques, répondra ensuite à un besoin exprimé dans la région et aura pour vocation d’être un véritable levier économique pour le territoire.

Ces différents aménagements favoriseront donc la mixité sociale en rapprochant un peu plus la banlieue de la capitale, à tous points de vue.

Un héritage durable

Pour ne pas tomber dans les pièges des précédentes éditions des JOP, une bonne gestion des infrastructures sportives évitera l’apparition d’éléphants blancs.

Comme indiqué précédemment, 95% des infrastructures sportives seront implantées sur des sites déjà existants. De plus, la présence d’instances de gouvernance solides réduira considérablement le risque d’éléphants blancs, en veillant notamment au bon déroulement des chantiers et au respect des délais de livraison des sites sportifs.

Pour pallier à ce piège, également, un grand nombre d’infrastructures seront temporaires et démontables. Les matériaux utilisés pour ces constructions pourront être réutilisés ultérieurement pour d’autres occasions ou événements.

Enfin, les logements construits seront pensés de façon à être reconvertis aisément en logements plus « classiques », disponibles à la vente et/ou à la location à l’issue des Jeux.

En définitive, une condition sine qua non du succès, pour assurer un héritage durable, est de cerner les besoins et les enjeux des habitants et des territoires, en déterminant la manière dont le mega-event, ici les Jeux Olympiques, peut contribuer à y répondre.

Pour en savoir davantage, consultez le Dossier de la Chaire « La candidature de Paris aux JOP 2024 : pour un héritage urbain et immobilier durable » :

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